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      Bienheureux Claude-François des Granges et Joseph Falcoz

Bienheureux Claude-François des Granges et Joseph Falcoz

Fête le 2 Septembre
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  • 24 septembre 2016
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Son Histoire :

En 1792, le 22 septembre, les troupes révolutionnaires françaises envahissent la Savoie, qui va devenir un département français. Avant cette date, deux prêtes savoyards se trouvaient à Paris ; ils refusèrent l’un et l’autre de prêter serment à la constitution civile du clergé : incarcérés, ils furent victimes des massacres faits du 2 au 6 septembre.
Claude-François des Granges est né le 23 mai 1722 à Chambéry ; il était issu d’une famille de Maurienne fixée depuis longtemps dans cette ville. Après avoir achevé ses études, il entre dans la congrégation de Jésus à Aurillac. Ordonné prêtre en 1753, il enseigne la philosophie à Aurillac, puis à Toulouse. Vers 1787, il se retire à la maison Saint-François de Sales à ISSY. C’est là qu’il est arrêté le 15 août 1792 avec neufs de ses confrères. Dans la soirée du 2 septembre, ils partagent le martyre des 150 prêtres massacrés au séminaire des Carmes à Paris.
Joseph Falcoz est né à Saint-Sorlin d’Arves le 4 décembre 1726. Il fait ses études à Saint-Jean-de-Maurienne au collège Lambertin, puis au Grand Séminaire. Ordonnée prêtre en 1752, il est aussitôt nommé professeur au collège Lambertin, où il devient le directeur (préfet) en 1763. En 1767 Joseph Falcoz obtient de son évêque Mgr de Martiniana l’autorisation de quitter le diocèse de Maurienne pour rejoindre Paris, où il est d’abord aumônier de l’hôpital de la Salpêtrière, puis celui de Notre-Dame de la Pitié. Ayant refusé de prêter serment à la Constitution, il reste dans son hôpital, mais sans remplir de fonction, jusqu’à l’insurrection du 10 août et la chute de la monarchie. Il est alors enfermé au séminaire de Saint-Firmin, réquisitionné pour l’incarcération des prêtres et gardé par des sentinelles armées. Le 3 septembre, une bande arrive au séminaire où les 75 prêtres sont tués à coups de piques ou de marteaux. Les corps, chargés sur des charrettes, sont jetés dans les carrières de Montrouge.
En 1901, le cardinal Richard, archevêque de Paris, constitue un tribunal chargé du « procès de l’Ordinaire » des 213 ecclésiastiques massacrés à Paris en 1792. En 1907, le volumineux dossier est déposé à la Sacrée Congrégation des Rites et tous les évêques de France, réunis à Paris, adressent au Souverain Pontife une supplique pour la béatification des martyrs de septembre. Enfin, le 17 octobre 1926, dans la basilique Saint-Pierre à Rome, a lieu la béatification de 191 martyrs, parmi lesquels se trouvent nos deux savoyards. Msg Grumel évêque de Maurienne et le vicaire général Brunet (originaire de Saint-Sorlin d’Arves) assistèrent aux cérémonies de la béatification. Le peintre Furlani réalise alors pour l’église de Saint-Sorlin une belle toile qui représente le bienheureux Joseph Falcoz dans la Gloire, une palme à la main, près des Aiguilles d’Arves.

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