Paroisse cathédrale Saint-Jean de Maurienne
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Saint Antoine l’Ermite

Fêté le 17 janvier, il est le saint protecteur des animaux domestiques.

Sa biographie

Né en Haute-Egypte dans une famille assez riche d’agriculteurs égyptiens fervents chrétiens, il devient orphelin à dix-huit ans avec une sœur cadette à élever. Ayant des terres à cultiver, il prend l’Évangile à la lettre (Mat 19, 21), à l’âge de vingt ans, et distribue tous ses biens aux pauvres, après avoir installé sa sœur selon ses vœux dans une communauté féminine comme vierge consacrée, puis il commence sa vie d’ermite dans un lieu isolé près d’un de ses champs.
Il partage son temps entre la prière et le travail auprès de la cabane d’un vieil ascète qui l’initie à la vie érémitique. Il décide de renforcer sa retraite en partant vivre pendant 13 ans dans le désert. L’afflux de nombreux disciples troublant son isolement, il part en 285 vivre en ermite à Pispir, en plein désert, dans un fortin romain abandonné sur la route de la mer Rouge, imitant les nombreux ermites qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs. Là, à la manière du Christ, il subit les tentations du Christ ; mais, si pour le Christ cela ne dure que quarante jours, pour Antoine c’est beaucoup plus long et plus difficile, les démons s’attaquent à sa vie. Antoine résiste à tout et ne se laisse pas détourner par les visions enchanteresses qui se multiplient.
Peu à peu, saint Antoine le Grand a des disciples qui viennent suivre son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l’écoutent prêcher, s’associent à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant un plus ancien à leur tête et choisissant tous Antoine comme guide spirituel. Saint Hilarion le sollicite en 307 pour obtenir des conseils sur la façon d’organiser un monastère dans l’actuelle région de Gaza, considéré comme l’un des premiers de la chrétienté.
En 312, saint Antoine s’éloigne davantage pour s’isoler où se trouve aujourd’hui le monastère Saint-Antoine. Le Diable lui apparaît encore de temps en temps, mais ne le tourmente plus comme autrefois. Vénéré par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu’à la violence.
Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes (= ermites), s’opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.

Pour aller plus loin

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/peres/antoine/viedesaintantoine.htm

Les reliques de saint Antoine l’Ermite

D’abord transférées du désert à Constantinople, elles arrivent en 1090 en Dauphiné, dans l’abbaye devenue célèbre de Saint-Antoine-en-Viennois. Dès lors le culte de saint Antoine connaît un grand succès dans notre région, avec par exemple les constructions de l’abbaye Saint Antoine de Ranvers en vallée de Suse
http://peintures.murales.free.fr/fresques/Italie/Piemont/Valle_Susa/Sant_Antonio_di_Ranverso/Eglise.htm
ou de la célèbre chapelle Antoine de Bessans.

Les chapelles

En Maurienne, sur les 250 chapelles que compte encore ce diocèse de plus de 45000 habitants, saint Antoine arrive au deuxième rang (après la Vierge-Marie) avec une trentaine de chapelle à lui dédiées.

Un intercesseur

Saint Antoine a une réputation de guérisseur : on l’invoquait contre le « mal des ardents », forme d’érysipèle causée par la consommation d’un pain fait de seigle ergoté. Mais il est surtout le protecteur des bêtes domestiques, en particulier des porcs et des mulets, animaux importants dans l’ancienne économie rurale. Dans toutes les paroisses, le jour de sa fête, le 17 janvier, on festoyait et le prêtre venait bénir le bétail.

Pour le reconnaitre

Saint Antoine est représenté sous l’aspect d’un vieillard barbu, il est vêtu de la robe de bure à capuchon des moines antonins, mais parfois il apparaît aussi en abbé mitré. Il est l’un des saints aux nombreux attributs, dont voici la liste.
Tau ou croix potencée : bâton en forme de T qui lui sert de crosse abbatiale, parfois simplement broché en bleu sur son épaule.

Clochette  : attribut des ermites qui s’en servaient pour repousser les démons, effrayés par le bruit des clochettes comme par la lumière des cierges.

Cochon : il s’agirait d’un sanglier diabolique qu’Antoine aurait domestiqué ou plutôt d’une allusion au privilège qu’avaient les moines de l’abbaye de Saint Antoine en Dauphiné de laisser vaquer leurs porcs, reconnus car munis d’une clochette (le cochon de saint Antoine est souvent « clariné »).

Feu de Saint Antoine : des flammes jaillissent sous les pieds du personnage , allusion au feu de Saint Antoine, épidémie contre laquelle le saint est invoqué.

Attention !

Ces nombreux attributs permettent de distinguer facilement le célèbre saint Antoine l’ermite (251-356) du populaire saint Antoine de Padoue (1195-1231), représenté avec l’Enfant Jésus et invoqué pour retrouver les objets perdus.

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