Paroisse cathédrale Saint-Jean de Maurienne
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        Préparation pénitentielle

Préparation pénitentielle

Il vous est proposé de vivre un temps communautaire pendant ce carême.

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pour un entretien avec le prêtre
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Voici dans quel esprit rencontrer un prêtre

Voici le document sur le curé d’Ars, ministre du sacrement de la pénitence et de la réconciliation.

Si saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, est un homme de foi remarquable (ne l’appelait-on pas « le saint », déjà de son vivant ?), il est surtout connu comme un grand confesseur, un ministre du sacrement de la réconciliation.

Les quinze dernières années de sa vie ont été particulièrement dévouées à accueillir les pèlerins venus de toutes la France et de leur prodiguer ce beau sacrement. Les témoins rapportent qu’il passait 17 heures par jour dans le confessionnal. A quelques jours de sa mort, les pénitents viendront encore à lui, dans sa chambre, pour vivre ce sacrement et de son lit, il donnera l’absolution.

Pourquoi Jean-Marie Vianney donnait-il une telle importance au sacrement de la Réconciliation ? Contrairement à ce que l’on peut entendre dans certains cercles, il n’était pas obnubilé par le péché et l’enfer mais bien au contraire par le salut des âmes.

Il est conscient que le salut passe nécessairement par un combat spirituel et un combat contre les forces du mal.

Convaincu que le Christ a vaincu le Mal par sa mort sur la croix, il comprend que l’homme est fait pour Dieu mais que son péché est un obstacle à sa grâce. Au service de cette guérison du cœur, il sait que le Seigneur a institué un médecin des âmes, c’est-à-dire le prêtre « qui continue l’œuvre de Rédemption sur la terre ».

Conscient de sa responsabilité de prêtre et encore plus de curé (chargé d’âmes), il est convaincu que le sacrement du pardon est un lieu de conversion unique. C’est là que se joue le cœur du combat. Nous en sommes bien conscients et voilà pourquoi il y a tant de résistances en nous à vouloir nous confesser.


Pour que le curé d’Ars soit crédible comme confesseur, il faut découvrir que lui-même a vécu de ce sacrement. Un homme qui confesse est un prêtre qui se confesse. Cela se vérifie chez le curé d’Ars.

Son confesseur témoignera de sa régularité pour recevoir le sacrement de Réconciliation et du sérieux de sa démarche.

Le curé d’Ars sait qu’il est pécheur, faible et qu’il ne peut rien sans le Seigneur. Il disait : « L’homme est un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu ».

Cette miséricorde à laquelle il puisait dans sa prière et particulièrement devant le tabernacle et en demandant pour lui le sacrement de la Réconciliation, il la déversait sur tous ceux qui venaient le voir comme ami mais aussi comme ennemi. Ses contemporains l’avaient bien compris. C’est ce qui faisait dire au Père Lacordaire, brillant orateur à la cathédrale de Paris, après sa venue à Ars : « Moi j’attire les gens sur les confessionnaux (il n’y avait plus de places dans l’église), lui il les attire dedans ».

Ne nous imaginons pas qu’une file de pénitents l’attendait lorsqu’il arriva dans ce petit village des Dombes en février 1818. La pratique était très faible et seules les premières chaises étaient occupées. N’oublions pas que la Révolution française a débuté seulement 30 ans plus tôt. Et c’est parce que la pratique est faible, qu’il va rendre service aux curés des environs lors des missions paroissiales.

C’est au cours de ces missions paroissiales que les chrétiens découvrirent son charisme de confesseur. Les chrétiens éprouvaient une telle paix après avoir vécu le sacrement avec lui, que sa notoriété se fit de plus en plus importantes.

En 1830, 12 ans après son arrivée à Ars, les chrétiens devenaient de plus en plus nombreux et dans l’année 1858-1859, on estime qu’il confessa entre 80.000 et 100.000 personnes (pour 90.000 personnes, cela fait 246 personnes par jour). Ce fut un ministère fécond mais épuisant pour le curé d’Ars.

Son charisme de lire dans les cœurs conjugué à la sainteté de sa vie faisait de lui un confesseur hors pair. Sa pédagogie était de partir de l’amour du Christ pour mieux déceler, comme par effet de contraste, la froideur et la saleté de notre cœur pécheur.

Le curé d’Ars s’est éloigné du rigorisme de son époque pour insister sur l’aveu et le repentir.

Sur l’importance de l’aveu, il déplorait un jour : « Nous nous accusons à la vapeur », c’est-à-dire que nous ne faisons pas suffisamment attention à ce point. C’est faire acte de vérité en soi que d’accepter ses actes, de les assumer. C’est la grande dignité de l’être humain : il est libre et responsables de ses actes. L’homme est libre d’adhérer au projet de Dieu. Il est responsable.

Il disait aussi : « Les péchés que nous nous cachons reparaîtront tous. Pour bien cacher ses péchés, il faut bien les confesser ».

Au sujet du repentir, il prenait cette image : « Voyez : une maison où il y aura longtemps toutes sortes de malpropretés et d’ordures, on aura beau la balayer, il y sentira toujours mauvais. Il est en de même de notre âme, après la confession : pour la purifier, il faut des larmes. Mes enfants, il faut bien demander le repentir. »
Et aussi : « Il faut mettre plus de temps à demander la contrition qu’à s’examiner. »

Lorsqu’il sentait le pénitent hésitant ou peu préparé, il ne lui donnait pas l’absolution mais il lui laissait le temps d’un vrai repentir et la lui donnait après. Il savait être bon et patient en s’adaptant à chacun.
L’on peut ainsi comprendre le combat qu’il dut mener contre « le grappin », c’est-à-dire « Satan », qui ne supportait pas de voir tant de chrétiens s’unir ainsi au Seigneur et avoir une vie qui soit en adéquation à la volonté de Dieu

Voici quelques citations de Saint Jean-Marie Vianney sur l’amour de Dieu et le sacrement de la réconciliation.

  • L’amour de Dieu pour nous
  • O mon Dieu ! mon Dieu ! que vous nous avez aimés ! ! !
  • Le Bon Dieu nous a créés et mis au monde parce qu’il nous aime ; il veut nous sauver parce qu’il nous aime...
  • Quel bonheur pour les chrétiens que de pouvoir aimer le Bon Dieu ! lui qui est si bon, si aimable et qui nous a tant aimés.
  • Le seul bonheur que nous ayons sur la terre, c’est d’aimer Dieu et de savoir que Dieu nous aime.
  • Dieu nous aime plus que le meilleur des pères, plus que la mère la plus tendre. Nous n’avons qu’à nous soumettre et à nous abandonner à sa volonté, avec un cœur d’enfant.
  • C’est beau de pouvoir plaire à Dieu, si petits que nous sommes.
  • Pensons à l’amour de Dieu qui ne s’est jamais vengé.
  • Encore si le Bon Dieu n’était pas si bon, mais il est si Bon !...
  • Le Bon Dieu est si bon que son cœur transpire de miséricorde.
  • O mes enfants, que Dieu est bon ! Quel amour il a eu et a encore pour nous ! Nous ne le comprendrons bien qu’un jour en paradis.
  • Nous sommes donc quelque chose de bien grand, puisque le Bon Dieu qui nous a créés, qui nous a rachetés pense encore à nous...
  • Dieu ne nous perd pas plus de vue qu’une mère ne perd de vue son enfant qui commence à remuer le pied.
  • Lorsqu’on considère attentivement le soin minutieux que Dieu prend de ravoir l’homme, de se l’attirer... on est tenté de se demander comme le prophète : Qu’est-ce que l’homme ? attendu que Dieu ne peut, ce semble, le perdre de vue.
  • « Demandez et vous recevrez ». Il n’y a que Dieu qui puisse faire de semblables promesses et les tenir.
  • C’est pour nous que le Bon Dieu a produit le soleil qui nous éclaire, l’air que nous respirons, le feu qui nous réchauffe, l’eau que nous buvons, les blés qui nous nourrissent, les vêtements qui nous couvrent.
  • Nous sommes comme des petits enfants, nous ne savons pas marcher dans le chemin du ciel, nous chancelons, nous tombons, si la main du Bon Dieu n’est pas toujours là pour nous soutenir.
  • Le Bon Dieu nous placera, comme un architecte place les pierres dans un bâtiment, chacun à l’endroit qui lui convient.


Le ministère de la miséricorde

  • C’est beau de penser que nous avons un sacrement qui guérit les plaies de notre âme...
  • Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu’une mère n’aura retiré son enfant du feu.
  • Le Bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir.
  • Le sacrement de Pénitence, où Dieu semble oublier sa justice pour ne manifester que sa miséricorde...
  • Son plus grand plaisir est de nous pardonner.
  • Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à Lui.
  • Sa patience nous attend !
  • Dans le sacrement de pénitence, Il nous montre et nous fait part de sa miséricorde jusqu’à l’infini.
  • Si le Bon Dieu nous a conservé la vie malgré tous nos péchés, ce n’est que parce qu’Il voulait répandre sur nous la grandeur de ses miséricordes.
  • Quelle bonté de Dieu ! son bon cœur est un océan de miséricorde ; ainsi quelque grands pécheurs que nous puissions être, ne désespérons jamais de notre salut. Il est si facile de se sauver !
  • Dieu est si bon que, malgré les outrages que nous Lui faisons, Il nous porte en paradis presque malgré nous. C’est comme une mère qui porte dans ses bras son enfant au passage d’un précipice. Elle est tout occupée d’éviter le danger, tandis que son enfant ne cesse de l’égratigner et de lui faire de mauvais traitements.
  • Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu.
  • La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé ; elle entraîne les cœurs sur son passage.
  • Pourquoi est-on insensible aux bienfaits du sacrement de Pénitence ? C’est parce qu’on ne cherche point tous les secrets de la miséricorde du Bon Dieu, qui n’a point de bornes dans ce sacrement.
  • Le Bon Dieu sait toutes choses. D’avance Il sait qu’après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant Il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu’à oublier volontairement l’avenir pour nous pardonner.
  • Il faut mettre plus de temps à demander la contrition qu’à s’examiner.
  • Voyez dans une maison où il y a toutes sortes de bêtes, d’ordures et d’immondices, on balayera la maison, mais elle sentira toujours mauvais. Il en est de même de votre âme : Après l’examen, après la confession même, il faut... de la contrition pour la laver...
  • Pour recevoir le sacrement de Pénitence, il faut trois choses : La foi qui nous découvre Dieu présent dans le prêtre, l’espérance qui nous fait croire que Dieu nous donnera la grâce du pardon, la charité qui nous porte à aimer Dieu et qui met au cœur le regret de l’avoir offensé.
  • Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du Bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême.
  • Le Bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par derrière ses épaules, c’est-à-dire il les oublie, il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais.
  • Vous avez vu ma chandelle : cette nuit, ce matin elle a fini de brûler. Où est-elle ? Elle n’existe plus, elle est anéantie : de même les péchés... dont on a reçu l’absolution n’existent plus : ils sont anéantis.
  • Les péchés pardonnés n’existent plus, il n’en reste que le souvenir.
  • Les péchés que nous cachons reparaîtront tous. Pour bien cacher ses péchés, il faut bien les confesser.
  • Nous nous « fions » trop sur nos résolutions et sur nos promesses, pas assez sur le Bon Dieu.

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