Paroisse cathédrale Saint-Jean de Maurienne
http://paroissecathedralemaurienne.com/Restauration-d-une-peinture-murale
      Restauration d’une peinture murale dans la cathédrale

Restauration d’une peinture murale dans la cathédrale

La chapelle la plus à l’est du bas-côté sud de la cathédrale Saint Jean-Baptiste abrite une peinture murale en cours de restauration.

Il s’agit d’une représentation de la Mise au Tombeau, peinte dans les années 1480, et attribuée à un grand artiste du XVe siècle, Antoine DE LONHY. Formé à l’école Flamande, c’était avant tout un enlumineur, auteur des "Heures de Saluces", considéré comme un des ouvrages les plus remarquable et inventif de son siècle.

Les services de l’État ont confié ce travail délicat à Mme Séverine HABERER, spécialiste en conservation et restauration de peintures murales et bois polychromes.

Cette peinture a été découverte fortuitement pendant des travaux d’aménagement du chœur en 1964. Elle a été transférée dans cette chapelle, avec la portion de mur qui la supporte, par rotation à 180°, depuis la première arcature sud du chœur, aujourd’hui ajourée.
Les matériaux de restauration utilisés à l’époque possèdent certaines incompatibilités physiques et chimiques avec ceux qui ont servi à créer la peinture et ont altéré celle-ci.
Elle fait donc aujourd’hui l’objet de nouveaux travaux de conservation et de restauration.
Il s’agit, en soubassement, d’éliminer des enduits de ciment trop étanches qui emprisonnaient l’humidité venue par capillarité du sol et présente dans le mur, puis de les remplacer par des enduits de chaux poreux, qui réguleront naturellement cette humidité.
Il s’agit également d’éliminer un vernis plastifiant sur toute la surface et de le remplacer par un consolidant à base de chaux naturelle, qui ne créera plus de barrière étanche et respectera davantage l’esthétique de l’œuvre, sans jaunissement ni effet "plastique" de surface : à l’origine semi-mate, l’image gagnera en profondeur et en intensité de couleurs.
Ces matériaux de restauration ont notamment entraîné une décomposition de plâtre présent sous la peinture, avec une migration de sulfates à la surface, sous la forme d’un voile blanchâtre opacifiant qui empêche de jouir de l’œuvre.
Les "retouches" de peinture ont également vieilli, elles ont jauni et se sont opacifié. Elles seront donc reconsidérées pour rendre au mieux à l’appréciation du public une œuvre d’une belle humanité, annonciatrice de la Renaissance.

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Agenda
mai 2017 :

Rien pour ce mois

avril 2017 | juin 2017

newsletter